
PARENTS BÂTISSEURS DE DESTINEES
Eduquer avec foi, Aimer avec grâce , Bâtir pour l'éternité
Poursuivons le sujet que nous étudions
avec le Dr Ross Campbell
sur les manières pratiques
d'aimer nos enfants.
Nous avons parlé du contact visuel
et de l'attention concentrée.
Nous parlerons aujourd'hui
du contact physique
comme un des moyens pratiques
d'aimer nos enfants.
Alors peut-être que pour toi c'est évident.
Moi, j'ai réalisé que ce n'est pas toujours le cas.
Et même, que ce geste
est beaucoup plus négligé qu'on le croit.
Je te laisserai en juger par toi-même
à mesure que nous traiterons le sujet.
Et je suis persuadée que tu auras
un regard nouveau sur ce moyen d'aimer.
Une histoire qui me trouble
quand j'y pense
Il y a quelque temps,
j'ai reçu l'appel d'une maman
(une aînée) et proche
que j'affectionne beaucoup.
Pour des raisons de confidentialité,
on l'appellera : Maman Florence.
Après plusieurs années sans contact,
nous nous sommes retrouvées au téléphone.
Nous étions très contentes
de nous parler,
de nous donner des nouvelles.
Elle a voulu savoir comment j'allais,
comment mes enfants allaient.
Je lui ai donné des nouvelles.
Pendant qu'elle parlait, elle me dit :
"Les mamans en Europe,
vous êtes vraiment très fortes."
Et pour illustrer le courage de ces mamans,
elle se met à me raconter
une expérience qu'elle a vécue
avec l'une d'elles.
Elle avait rendu visite
à une maman qui venait d'accoucher
pour lui porter son assistance.
Maman Florence a voulu porter le bébé
pour aider cette maman
toute fraîchement sortie de la maternité.
La maman lui a dit :
"Non, tu ne portes pas le bébé."
Le bébé était soit dans son lit,
soit dans le transat.
Mais très, très peu touché.
On lui donnait le biberon.
La maman lui expliqua :
"Ici, je ne porte pas mes enfants.
Je ne les touche pas.
Il faut que je puisse bientôt
retourner au travail.
Pas question qu'il soit porté.
Il ne doit pas s'y habituer."
Maman Florence a vu comment
cette maman gérait ses enfants.
Elle en était impressionnée.
Peu de contact physique avec l'enfant
comme un moyen d'amener l'enfant
à ne pas dépendre des bras.
Parce que la vie en Europe est telle
que les mamans n'ont pas le temps
et doivent rapidement pouvoir
se détacher de leur bébé
pour retourner au travail.
Pendant qu'elle me racontait cela,
je me suis sentie troublée.
Je me suis même sentie
un peu coupable.
Coupable de toucher mes enfants.
Coupable de les porter.
Coupable de les câliner,
de les embrasser,
de les prendre dans mes bras
même pour rien.
Coupable de les serrer contre moi
quand ils pleurent.
Je me suis dit : "Waouh."
J'étais aussi impressionnée.
Et Oui! il fallait du courage à une maman pour ne pas toucher son bébé.
Un vrai courage que moi je ne semblais pas avoir.
Nous avons continué à parler
d'autres choses,
puis on s'est quittées.
Le déclic
Quelque temps après,
quand je me suis mise à continuer
à travailler sur la manière
dont je voulais accompagner mes enfants,
en lisant le livre de Ross Campbell,
je tombe sur le contact physique
comme un des moyens d'aimer
mes enfants.
Et pendant que je lis,
je suis sidérée.
Je repense immédiatement
à cette histoire.
Mon cœur se serre.
Je suis frappée par le choc,
par les conséquences
que peut vivre un tel enfant.
Cela me bouleverse de réaliser qu'on culpabilise les mamans qui,
de façon instinctive et spontanée, prennent leurs enfants dans leurs bras.
Pourtant ce geste est naturel, il est instinctif.
Dieu l'a placé dans les mères pour répondre à un besoin des enfants.
« Voici ce que dit l'Éternel :
Voici, je dirigerai vers elle la paix
comme un fleuve…
Vous serez portés sur les bras,
et caressés sur les genoux.
Comme un homme que sa mère console,
ainsi je vous consolerai. »
Ésaïe 66:12-13
Le paradoxe étonnant
Il semble que le moyen le plus évident
de manifester notre amour à un enfant
est le contact physique.
Pourtant, il est surprenant de constater
que les études faites à ce sujet démontrent
que la plupart des parents
ne touchent leur enfant
que lorsque cela est vraiment nécessaire.
Pour les aider à s'habiller.
À se déshabiller.
À entrer dans la voiture.
En dehors de ces obligations,
peu de parents profitent
de ce moyen simple et agréable.
Il est rare de voir un parent
prendre l'initiative sans raison apparente
de toucher son enfant.
Le Dr Ross Campbell mentionne
des gestes simples comme :
« Mettre la main sur l'épaule d'un enfant.
Lui donner une bourrade amicale.
Lui ébouriffer les cheveux. »
Il explique qu'en observant
de près de nombreux parents,
on peut constater qu'en fait,
ils cherchent à avoir le moins
de contacts physiques possible.
« C'est comme s'ils croyaient
que leur enfant était une poupée mécanique
qu'il fallait tout simplement entraîner
à marcher, à se comporter correctement
avec le minimum d'aide de leur part.
Ces parents ne se doutent pas
des occasions extraordinaires qu'ils manquent
alors qu'ils ont entre les mains
un moyen d'assurer la sécurité émotive
de leur enfant. »
Deux dons précieux ❤️
Le contact physique et le contact visuel
doivent être intégrés à tous nos agissements
quotidiens avec nos enfants.
Ils devraient être naturels et aisés
sans devenir exagérés.
Un enfant qui grandit dans un foyer
où ces moyens de communication sont employés
sera à l'aise avec lui-même et les autres.
Il lui sera facile d'aborder les autres.
Il sera alors plus apprécié
et aura une bonne opinion de lui-même.
Les contacts physiques et visuels
fréquents et convenables
sont deux cadeaux précieux
que nous pouvons donner à notre enfant.
Ils sont, avec l'attention concentrée,
les moyens les plus efficaces
pour remplir le réservoir émotionnel
d'un enfant et lui permettre de développer
au maximum toutes ses capacités.
🎯 Observation pour cette semaine
Cette semaine, observe toi simplement.
Combien de fois touches tu ton enfant sans raison apparente ?
Pas pour l'habiller.
Pas pour le corriger.
Pas parce qu'il pleure.
Mais juste comme ça.
Une main sur l'épaule.
Une bourrade amicale.
Ébouriffer ses cheveux.
Une tape affectueuse.
Compte.
Et tu verras.
La plupart d'entre nous
seront surpris de constater
à quel point nous touchons peu
nos enfants.
Dans la prochaine lettre,
je vais te parler spécifiquement
des besoins des garçons.
Et tu vas découvrir
une erreur catastrophique
que font beaucoup de parents
— une erreur qui peut briser
l'identité masculine de leur fils.
PS: Pour en savoir plus, je te recommande le livre ''Comment vraiment aimer votre enfant?'' de Dr ROSS CAMPBELL
Veux tu me partager tes réflexions, ton témoignage ou tes questions ?,
Je te répondrai avec joie 🌿

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