
PARENTS BÂTISSEURS DE DESTINEES
Eduquer avec foi, Aimer avec grâce , Bâtir pour l'éternité
Nous continuons notre série
sur le contact physique
comme manière pratique d'aimer nos enfants.
Aujourd'hui, je veux te parler
spécifiquement des garçons.
Il y a une croyance
profondément ancrée dans notre société
qui est défavorable à nos fils.
Une croyance qui semble logique.
Une croyance que beaucoup de parents,
même chrétiens, défendent.
Mais qui est complètement fausse.
Beaucoup de parents pensent
que le contact physique
est réservé aux filles.
Parce que les filles ont besoin d'affection.
Mais que les garçons, eux,
devraient être traités comme des hommes.
Ils pensent que l'affection
ferait de leur fils un efféminé.
Ils craignent que cela l'amène
à l'homosexualité.
Beaucoup de parents aimants
ont peur.
Peur que trop d'affection
rende leur fils faible.
Peur que trop de câlins
détruisent sa masculinité.
Alors ils retiennent leurs gestes.
Ils gardent leurs distances.
Ils ne touchent leur fils
que lorsque c'est nécessaire.
Voici ce que les recherches
et l'expérience clinique
du Dr Ross Campbell démontrent :
C'est exactement le contraire.
Un garçon qui reçoit
l'affection physique dont il a besoin,
surtout de son père,
développe une identité masculine forte.
Un garçon qui en est privé
devient confus, fragilisé,
et cherche désespérément
cette affection ailleurs.
Les chiffres alarmants
Les recherches indiquent
que les bébés filles de moins de douze mois
reçoivent cinq fois plus
d'affection physique
que les bébés garçons.
Cinq fois plus.
En analysant ces statistiques,
le Dr Ross Campbell explique
que cela est l'une des raisons
pour lesquelles les jeunes garçons,
à partir de trois ans jusqu'à l'adolescence,
rencontrent davantage de difficultés :
troubles de comportement, troubles affectifs…
On observe jusqu'à six fois plus
de garçons que de filles
dans les cliniques psychiatriques.
Six fois plus.
Cela veut dire :
pour six garçons en clinique psychiatrique,
il n'y a qu'une seule fille.
Nos garçons souffrent.
Et l'une des raisons principales
est qu'ils ne reçoivent pas
l'affection physique
dont ils ont désespérément besoin.
***Les besoins selon l'âge
En réalité, le besoin de contact physique
d'un garçon ne cesse jamais.
Ce qui change,
c'est le type de contact.
De 0 à 7-8 ans : l'âge déterminant
Lorsqu'il est bébé,
il a besoin d'être porté, cajolé,
caressé, embrassé, chatouillé.
Ce type d'affection physique
est essentiel
de la naissance jusqu'à l'âge
de sept ou huit ans.
Le Dr Ross Campbell insiste :
c'est déterminant.
C'est pendant ces années
que se construit l'identité
de ton fils.
C'est pendant ces années
que son réservoir émotionnel
apprend à se remplir.
C'est pendant ces années
qu'il apprend ce qu'est l'amour.
Après 7-8 ans : l'évolution nécessaire
En grandissant,
même s'il a moins besoin
de baisers et d'étreintes,
il continue d'avoir besoin
de contact physique.
On peut alors lui donner
une affection plus dynamique,
qui s'exprime dans des jeux
de contact amicaux.
Des jeux de mains
Des prises
Des plaquages
Des bagarres simulées, de boxe ou de lutte
Des accolades
Des poignées de main chaleureuses
Ce sont des façons
tout aussi authentiques
d'exprimer l'affection.
Un garçon a toujours besoin
de ces deux styles d'affection.
En grandissant,
il devient moins réceptif
aux baisers et aux étreintes quotidiennes.
Mais certains moments
restent essentiels.
Lorsqu'il s'est fait mal, physiquement ou moralement
Lorsqu'il est fatigué
Lorsqu'il est malade
Au moment du coucher
Lorsqu'il vit un événement triste
Les moments qu'il n'oubliera jamais
Il y a des moments précis
dans la vie d'un enfant
qui marquent profondément.
Ces moments font partie
des occasions spéciales
où un contact physique affectueux
est essentiel.
Ces souvenirs remonteront
à la mémoire de ton fils
lorsqu'il traversera
les tensions de l'adolescence.
Plus il aura de souvenirs doux,
plus il sera capable
de faire face aux remous.
Mais ces occasions sont rares.
Un enfant change vite d'état émotionnel.
Et souvent,
on réalise trop tard
que le moment est passé.
Cela doit nous faire réfléchir.
Le défi particulier avec les garçons
Il est facile de donner de l'affection
à un garçon lorsqu'il est petit.
Mais en grandissant,
cela devient plus difficile.
Pourquoi ?
Parce qu'on associe souvent
l'expression de l'affection
à quelque chose de féminin.
Et parce que, soyons honnêtes,
les garçons deviennent parfois
moins "attachants".
Pour beaucoup de personnes,
un garçon de sept ou huit ans
est perçu comme peu agréable,
souvent irritant,
et parfois ridicule.
Pour lui donner
ce dont il a besoin,
il faut reconnaître en nous
ces réactions,
les rejeter, et choisir d'aimer intentionnellement.
💡 Ce que tu dois retenir
Ton fils a besoin
de ton contact physique.
Pas seulement quand il est bébé.
Pas seulement quand il pleure.
Pas seulement dans les moments difficiles.
Tout le temps.
Adapté à son âge.
Adapté à sa personnalité.
Mais constant.
Si tu as peur
que cela le rende faible,
sache que c'est l'inverse.
Un garçon dont le réservoir émotionnel
est rempli
par l'affection physique,
surtout de son père,
devient un homme fort,
sûr de lui, à l'aise dans sa masculinité.
🎯 Action pour cette semaine
Si tu as un fils :
Cette semaine,
touche le intentionnellement, plusieurs
fois par jour.
Adapte tes gestes selon son âge :
S'il a moins de 7 ans :
câlins,
baisers,
chatouilles,
le porter,
le caresser.
S'il a plus de 7 ans :
main sur l'épaule,
bourrade amicale,
lutte pour rire,
accolade,
tape dans le dos.
Et observe.
Observe comment
son comportement change.
Observe comment
votre lien se renforce.
Dans la prochaine lettre,
je te parlerai des filles.
Et tu découvriras
l'âge le plus critique
dans leur vie, un âge que la plupart des parents
ignorent.
PS: Pour en savoir plus, je te recommande le livre ''Comment vraiment aimer votre enfant?'' de Dr ROSS CAMPBELL
Veux tu me partager tes réflexions, ton témoignage ou tes questions ?,
Je te répondrai avec joie 🌿

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