
PARENTS BÂTISSEURS DE DESTINEES
Eduquer avec foi, Aimer avec grâce , Bâtir pour l'éternité
Quel parent ne s'est pas déjà retrouvé dans cette situation où ses enfants
lui ont "fait honte" ?
Peut-être que ton enfant a refusé de dire bonjour à la maîtresse.
Ou qu'il s'est mis à pleurer à chaudes larmes au supermarché
parce qu'il voulait quelque chose.
Ou encore, tu avais vanté ses qualités
— "c'est un enfant très gentil, très calme, il ne pleure presque jamais" —
et voilà qu'il pleure sans arrêt pendant toute la visite de tes invités.
Ou encore bien tu as voulu qu'il partage un jouet avec le petit camarade venu à la maison,
et devant les parents de ce petit, il a catégoriquement refusé.
Tu as tenté d'intervenir, mais rien n'y faisait.
Par contrariété, par gêne, tu as collé une étiquette à ton enfant :
"timide", "impoli" ou, "égoïste".
Si tu t'es déjà retrouvé dans ce genre de situation, lis la suite.
Beaucoup de parents se retrouvent
dans des situations où leurs enfants
n'ont pas le comportement qui leur convient.
Mais ce qui dérange vraiment,
ce n'est pas tant le comportement
en lui-même.
C'est surtout quand d'autres personnes
sont présentes et ce qui se passent.
Dans ces moments-là, on a l'impression que notre autorité
est remise en cause, que notre enfant n'est pas
ce qu'il devrait être.
Plus profondément encore, cela vient ternir notre ''réputation
de parents compétents''
Parmi les différents exemples
que j'ai cités, je voudrais m'arrêter sur un seul point :
celui du partage des jouets.
Ma découverte sur le partage
Je me suis retrouvée dans une situation similaire
où ma petite de trois ans ne voulait pas partager ses jouets
avec son petit frère, et à plusieurs reprises.
En tant que parent, ou adulte on se retrouve là à intervenir,
à dire "mais pourquoi tu ne veux pas partager ?",
c'est ton petit frère! tu es le grand frère ou la grande sœur!...
Nous nous mettons à faire des leçons moralistes en disant "dans la vie, il faut…"
Un jour, alors que je lisais un livre qui ne traitait pas spécialement
du rôle de parent, j'ai lu une phrase : "Avant d'apprendre à un enfant
à donner, il faut lui apprendre à posséder."
L'auteur n'a pas dit comment s'y prendre.
Mais mon esprit a été comme illuminé.
Il développe ensuite à partir de là une autre théorie
selon le but de son livre, mais moi, cette phrase
ne me quitte plus.
Avant de te dire comment je l'ai expérimentée
et appliquée, prenons un exemple concret.
Quand j'achète mon nouveau téléphone
ou quand on m'offre un cadeau, si on me demandait tout de suite
de le partager avec les autres, même moi, en tant qu'adulte,
je ne comprendrai pas.
Je veux profiter de mon cadeau.
Je voudrais passer du temps avec mon nouveau cadeau pour en jouir,
avant de penser à le donner, à le prêter ou le partager
avec quelqu'un.
Un jour, arrive l'évènement qui va me permettre d'appliquer
ce sur quoi je médite depuis plusieurs semaines ;
(apprendre à l'enfant à posséder avant de donner),
Un jour ma petite fille était revenue
de l'école avant les vacances de fin d'années et
sa maîtresse lui avait donné une petite boule
avec des confettis à l'intérieur. (tous les élèves en avaient reçu).
Arrivée à la maison, son petit frère a voulu jouer
avec la boule.
Il a commencé à pleurer et il espérait que j'intervienne
pour que sa sœur lui donne la boule.
Je me suis rappelé :
avant de lui apprendre à partager,
il faut lui apprendre à posséder.
Et c'est seulement à partir de là
qu'elle pourra choisir de donner.
J'ai dit à ma fille : "Loïs, c'est ta boule et tu as le droit de la garder.
Personne ne te l'arrachera, personne ne te la prendra."
Elle a hoché la tête en signe d'approbation et elle s'est détendue.
Au fait elle était prête à se battre pour garder sa boule😂 .
Et j'ai ajouté : "Seulement, quand tu seras prête
à la partager avec ton frère, tu pourras lui donner."
À son petit frère de moins de 2 ans ,
j'ai dit : "C'est la boule de ta sœur. Tu veux jouer avec ?'' il a hoché la tête d'un oui.
Tu dois lui demander. Et elle va te la donner quand elle sera prête."
Il a cessé de pleurer.
Le calme est revenu.
Et devine quoi ?
Ma fille sereine a pris la boule, elle a joué un peu et est venue la donner
à son petit frère pour qu'il joue avec.
Ça n'a pas fait cinq minutes.
J'étais choquée 🤯, c'était trop rapide.
Leçon apprise : L'empathie ❤️
Nous élevons des êtres humains
Si nous revenons au fait
que nous élevons des êtres humains,
l'empathie et la compréhension
de l'enfant doivent nous rappeler une vérité simple :
Nos enfants sont comme nous.
Ils ont des désirs comme nous,
des besoins comme nous,
des sentiments comme nous.
Sauf qu'eux les ressentent
beaucoup plus intensément et avec un cerveau immature.
L'enfant n'a pas la rationalité d'un adulte.
Il n'a pas encore beaucoup d'expérience.
Son cerveau n'est pas encore
suffisamment développé
pour qu'il puisse raisonner :
"Tiens, je viens d'avoir mon nouveau jouet,
mais je vais le partager tout de suite
parce que maman me le demande
ou parce que j'aime bien
mes petits amis."
❤️Apprendre l'empathie…
en commençant par nous mêmes.
Avant d'étiqueter nos enfants,
avant de les traiter de ''timides''
ou d'''égoïstes'', nous devons apprendre
à nous demander :
"Moi, à sa place,
comment je me comporterais ?"
Sachant que lui a moins de connaissances,
moins d'expérience que moi, et qu'il ressent les choses
beaucoup plus intensément que je ne les ressens.
Comment je réagirais
face à cette situation ?
Pour parler particulièrement
du partage de jouets ou autre choses
on doit d'abord apprendre
à l'enfant à posséder.
Quand il sait que c'est à lui, on lui apprends ensuite comment il peut jouir de ses possessions.
Il peut les garder pour son plaisir et aussi les partager avec les autres pour sa joie et leur joie.
L'exemple de Jésus nous apprend très bien
comment Son Père Lui a appris à posséder et à donner:
"Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.
Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ;
j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre :
tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.'' Jean 10.17-18
Mon propre changement
de perspective
Avant, j'étais beaucoup plus
moralisatrice :
"Il faut partager ! Pourquoi tu ne veux pas partager ?
Ah, il ne faut pas être égoïste !"
Mais mon enfant ne comprend pas
le concept d'égoïsme.
Moi je l'entends,
c'est moi qui sais ce que ce mot
veut dire.
Lui ne sait qu'une chose : il a son jouet,
il a envie de profiter de son jouet.
Point.
Il ne comprend pas
pourquoi quelque chose
qui lui appartient,
il ne pourrait pas le garder pour lui.
Alors, quand tu te retrouveras
dans la situation où les amis
de tes enfants viennent jouer
à la maison et que tes enfants ne veulent pas
partager leurs jouets :
Ne les blâme pas
Ne les traite pas d'enfants égoïstes ou méchants
N'enlève pas leurs jouets de force
Ne menace pas
Ne trouve pas d'excuses
Ne te confonds pas en explications
N'aie pas honte
Dis plutôt au petit camarade ou au ''petit frère'' :
"Utilise d'autres jouets.
Quand il sera prêt, il partagera ce jouet avec vous."
Et dis à ton enfant :
"Ce sont tes jouets, ça t'appartient.
Tu peux les donner quand tu seras prêt, ou les garder."
Parce que c'est ce qui est vrai.
✅La vérité à garder
Nous sommes libres de garder les objets qui nous sont chers.
Nous sommes libres de les partager quand nous le voulons.
Pourquoi pensons-nous qu'il devrait en être autrement
pour nos enfants ?
N'oublions pas que nous élevons
de futurs êtres humains qui doivent être
empathiques et généreux.
Alors apprenons leur à le devenir
par la manière bonne et juste dont nous les traitons,
et non en les brutalisant pour leur imposer ce que nous voulons
à l'instant où notre réputation est en jeu, ou notre autorité parentale
semble menacée.
🎯 Réflexion pour aujourd'hui
Dans quelle situation récente as-tu ressenti cette tension
entre "ce que les autres vont penser" et les besoins réels de ton enfant ?
Comment pourrais-tu réagir différemment la prochaine fois ?
À très bientôt 🌿
Veux tu me partager tes réflexions, ton témoignage ou tes questions ?,
Je te répondrai avec joie 🌿

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