PARENTS BÂTISSEURS DE DESTINEES

Eduquer avec foi, Aimer avec grâce , Bâtir pour l'éternité

Les enfants qu'on évite

Dans son livre Comment vraiment aimer votre enfant,
le Dr Ross Campbell raconte une expérience qui l'a profondément marqué.

Elle s'est déroulée dans le département de pédiatrie
d'un hôpital général.

Un chercheur s'était placé au bout du couloir
et notait le nombre de fois que les infirmières et les aides
entraient dans la chambre de chaque enfant.

Il remarqua que certains enfants étaient visités
beaucoup plus souvent que d'autres.

Au départ, les motifs semblaient évidents :
la gravité de la maladie de l'enfant
et la quantité de soins dont il avait besoin.

Mais ces motifs à eux seuls n'expliquaient pas
les grandes différences dans la quantité de contacts
donnés aux patients.

Plus les enfants étaient populaires,

plus ils recevaient d'attention.

Chaque fois qu'une infirmière ou un volontaire
avait un moment libre
ou le choix d'aller dans une chambre ou une autre,
ils choisissaient naturellement l'enfant
qui communiquait de la façon la plus agréable.

Qu'est-ce qui faisait la différence
entre un enfant agréable ou non ?

Il y avait plusieurs raisons :
la vivacité, la capacité verbale, la spontanéité.

Mais le facteur le plus déterminant était le contact visuel.

Les enfants les moins populaires
regardaient d'abord le visiteur brièvement,
puis immédiatement regardaient par terre ou ailleurs.

Les enfants qui évitaient le contact visuel
rendaient la communication difficile.


Les adultes étaient naturellement mal à l'aise avec eux.

Les infirmières ou les volontaires,
ne comprenant pas leur responsabilité d'engager la communication,
se méprenaient sur ces enfants
et pensaient qu'ils voulaient être seuls
ou qu'ils ne les aimaient pas.

C'est alors qu'on évitait ces enfants.

Qui se sentaient encore moins aimés.
Plus repoussés.
Sans valeur.

Cela arrive dans des milliers de foyers.

Ces enfants à l'hôpital n'étaient pas nés ainsi.

Ils avaient appris à éviter le contact visuel.

Comment ?

En observant leurs parents ou es adultes qui prenaient soin d'eux.

Si les parents utilisent le contact visuel
de façon continue, aimante et positive,
l'enfant fait la même chose.

Mais si les parents n'utilisent le contact visuel
que dans certaines circonstances,
l'enfant apprend ce modèle.

Et malheureusement,

beaucoup de parents tombent dans des erreurs
qui vident le réservoir de l'enfant
au lieu de le remplir.

Les 3 erreurs désastreuses

Erreur #1 : Utiliser le contact visuel principalement pour discipliner

Beaucoup de parents (moi la première)
regardent leurs enfants dans les yeux
surtout pour donner des ordres,
reprendre,
critiquer.

Nous trouvons qu'un enfant est plus attentif
lorsque nous le regardons droit dans les yeux.

Alors nous apprenons à faire cela
surtout pour corriger.

Ceci est une erreur désastreuse.

Quand le regard des parents
est principalement associé à la discipline,
l'enfant ne peut pas s'empêcher
de voir ses parents avant tout de façon négative, explique le Dr Ross Campbell

Même si cela semble donner de bons résultats
dans la petite enfance,
c'est en fait par crainte que l'enfant obéit.

Lorsqu'il grandit,
la crainte cède la place à la colère,
la rancune et la dépression.

Erreur #2 : Détourner le regard comme mesure punitive

Il m'est déjà arrivé de ne pas vouloir regarder mes enfants
parce que j'étais fâchée contre une attitude
que je n'ai pas trouvée acceptable.

Je me souviens même, étant enfant,
avec mes amis, quand on était fâchés les uns contre les autres,
on se tournait le dos.
On refusait de se regarder.

C'était notre manière d'exprimer notre mécontentement.

Et j'ai reproduit ça avec mes enfants.

Je me détourne.
Je refuse mon regard.
Pour leur montrer que je suis fâchée.

Ce que j'ai remarqué, d'ailleurs,
c'est qu'ils viennent se positionner devant moi
pour que je les regarde, et ne les évite pas
même si je suis fâchée.

Le Dr Ross Campbell dit que
le refus conscient de regarder un enfant en face
est généralement plus pénible qu'une punition physique.

Cela peut être dévastateur.

C'est une des situations où l'on manifeste
de façon flagrante un amour conditionnel.

Erreur #3 : Donner un contact visuel uniquement quand l'enfant nous plaît

Certains parents utilisent le contact visuel d'amour
seulement dans certaines circonstances :
quand l'enfant a bien travaillé,
quand il a rempli ses parents de fierté.

L'enfant interprète cela comme de l'amour conditionnel.

Il apprend que le regard chaleureux de ses parents
dépend de sa performance.

Le problème ?

Un enfant ne peut pas grandir
et se développer correctement
dans de telles circonstances.

Ce que nous devons comprendre

Nos façons de manifester notre amour à un enfant
ne devraient pas être contrôlées
par le fait que nous sommes satisfaits ou non.

Nous devons manifester notre amour
avec uniformité,
sans défaillance,
quelle que soit la situation.

Nous pouvons sanctionner une mauvaise conduite autrement,
de façon à ne pas entraver notre amour.

Les parents doivent utiliser le contact visuel
comme une façon permanente de véhiculer leur amour,
et non comme un simple moyen de discipline.

🎯Action pour cette semaine

Évalue : laquelle de ces erreurs commets tu déjà avec tes enfants ?

Si tu te reconnais,
décide aujourd'hui de prendre une décision différente.

Décide de regarder tes enfants avec bienveillance,
même les jours où ils sont dans leur pire état.

Tu peux tout autant dire à tes enfants
que tu n'as pas apprécié ce qui s'est passé,
que tu n'es pas contente,
sans pourtant les punir en les privant de ton regard bienveillant.

PS: Pour en savoir plus , je te recommande le livre ''Comment vraiment aimer votre enfant?'' de Dr ROSS CAMPBELL

À très bientôt 🌿

Veux tu me partager tes réflexions, ton témoignage ou tes questions ?,

Je te répondrai avec joie 🌿